Michel PRAT, oblat bénédictin

Monseigneur Vladimir Ghika, dans son livre “Pensées pour la suite des jours” – page 26 Ed. Beauchesne – a écrit:
“Une seule chose est nécessaire. Si tu l’as, rien ne te manquera, quand tout viendrait à te manquer. Si tu ne l’as point, quand tu aurais toute chose, rien ne te suffira.”

En Mc10, 21, Jésus dit à l’homme riche: “Une seule chose te manque: va, ce que tu as, vends-le et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel, puis, viens, suis-moi.” On peut identifier la pensée du Bx Ghika à cette citation de l’Evangile de Marc. Donc le bienheureux Ghika pense que, pour lui, la seule chose qui vaille, c’est de tout quitter pour suivre Jésus Christ; c’est la seule chose qui comble vraiment l’être humain. Pour lui, tant que nous n’aurons pas fait ce pas décisif, il nous manque quelque chose. Quand on a obtenu cette chose, le reste nous paraît bien secondaire, non indispensable.
C’est ce que dit Saint Paul aux Corinthiens en 2Co1, 3ss: “Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation qui nous console dans toutes nos tribulations,… par le Christ, abonde aussi notre consolation.” Dieu, par notre Seigneur Jésus Christ, pourvoit à toutes nos détresses, à tous nos manques. Et donc, rien ne te manquera, quand tout viendrait à te manquer si tu as tout quitté pour le Christ. En reprenant 2Co6, 1-10, tu feras preuve d’une grande constance dans les tribulations, dans les détresses, dans les angoisses, sous les coups, dans les prisons, dans les désordres, dans les fatigues, dans les veilles, dans les jeûnes; par la pureté, par la science, par la patience, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sans feinte, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu. Bref, quand on a tout quitté pour suivre Jésus Christ, rien ne manque pour surmonter les épreuves, pour mener une vie ascétique, pour apporter des réponses de qualité aux événements prévus ou imprévus de la vie quotidienne.
Ces choses-là, la bienheureuse Élisabeth de la Trinité l’exprime une fois qu’elle est entrée au carmel de Dijon: “Il n’y a que Lui partout. On le vit, on le respire… Ici il n’y a plus rien, plus que Lui, Il est Tout, Il suffit et c’est de Lui seul qu’on vit. (E. de la Trinité racontée par elle-même/page 46/Ed Foi Vivante)
A SUIVRE…

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