Michel PRAT, oblat bénédictin

Monseigneur Vladimir Ghika, dans son livre “Pensées pour la suite des jours” – page 25 Ed. Beauchesne – a écrit: “Dans la vie de chacun la possession de Dieu est la seule qui soit sûre de ne voler personne et qui, au contraire, enrichisse tout le monde.”
Dans le Psaume 62(63),2, David dit:
“Dieu, toi mon Dieu, je te cherche dès l’aube,
mon âme a soif de toi;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.”
On a ici une relation individuelle du psalmiste avec son Dieu. Quand le psalmiste a trouvé Dieu qu’il cherchait, il le possède mais il ne lèse personne dans son entourage, il ne vole personne. Au contraire, ainsi qu’il est dit au Psaume 67(68), 36:
“Tu es redoutable, ô Dieu, depuis ton sanctuaire.
C’est lui le Dieu d’Israël;
il donne à son peuple force et puissance.
Béni soit Dieu !”
La possession de Dieu donne à ceux qui le craignent “force et puissance”, elle enrichit tout le peuple.

Dans le livre de l’Exode, quand Moïse a eu un entretien avec Dieu et qu’il revient vers son peuple, il possède Dieu, son visage rayonne, et il communique joie et force à tout le peuple: cf. Ex34,29-35.
Dans l’Evangile selon Saint Luc15,4-10, les deux premières paraboles de la brebis perdue et de la drachme perdue sont appelées paraboles de la miséricorde. Mais on peut dire aussi que la berger ou la femme qui a perdu une brebis ou une drachme ont retrouvé aussi la joie et la force de vivre. Ils ont de nouveau confiance en l’avenir. Ils possèdent de nouveau Dieu, enrichissent leur entourage en les rassemblant et en leur communiquant leur joie retrouvée, la joie de vivre. Dans tout groupe humain, lors d’un pèlerinage par exemple, il en va de même: ceux qui possèdent Dieu, le Dieu de Jésus Christ, ne volent personne. Au contraire, ils enrichissent tout le monde en donnant une âme au groupe et en en favorisant l’unité.
A SUIVRE…

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