Michel PRAT, oblat bénédictin

Monseigneur Vladimir Ghika, dans son livre “Pensées pour la suite des jours” – page 23 Ed. Beauchesne – a écrit: “Dieu donne à ceux qui donnent. Dieu se donne à ceux qui se donnent.”

Quand on est dans une église, si on trouve que l’on est dans une période aride pour la prière, on peut toujours mettre une pièce dans un tronc et allumer un cierge. Alors la prière viendra d’elle-même sur nos lèvres en sortant le chapelet de notre sac ou de notre poche: Dieu donne à ceux qui donnent. De même en participant matériellement à la vie de l’Eglise par le denier de l’Eglise, on sera plus vite uni à la prière des assemblées communautaires de l’Eglise de Jésus Christ.
Pour que Dieu se donne à nous, il ne suffit pas de donner de son argent, mais il faut aussi donner de son temps: consacrer une partie de son temps à un travail dans une association caritative, dans un hôpital ou dans une école comme l’ont montré les premières congrégations religieuses hors des couvents au XVIIème siècle. On pourra aussi consacrer une partie de son temps à recevoir une formation chrétienne dans l’un des cinq instituts catholiques de France ou à l’école cathédrale à Paris. Enfin on pourra participer à un groupe de prière.
Dans l’évangile Mc 2,1-12, le paralytique et les quatre hommes qui portent la civière se fraient un passage à travers la foule pour arriver jusqu’à Jésus parce qu’ils ont foi en Jésus: ils se donnent à lui et lui se donne à eux par le signe de la guérison immédiate du paralytique. Par contre, en Mc 6,1-6, à Nazareth, ses auditeurs s’attachent à son origine, à sa parenté (v.3); ils restent incrédules (v.6) et Jésus n’y fait aucun miracle (v.5): “Un prophète n’est sans honneur que dans sa patrie, dans sa parenté et dans sa maison.”(v.4) La population ne se donne pas à Dieu et Dieu ne se donne pas.
A SUIVRE…

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