Michel PRAT, oblat bénédictin


Monseigneur Vladimir Ghika, dans son livre “Pensées pour la suite des jours” – page 133 Ed. Beauchesne – a écrit: “Ceux qui jugent Dieu pour le condamner ne le condamnent pas toujours à la peine capitale, mais à la prison cellulaire, aux travaux forcés, et surtout à l’exil.”

Le livre des psaumes est le livre des louanges. Lorsqu’on le parcourt rapidement, on n’y trouve pas de condamnation de Dieu. Par contre dans le livre de Job, le Satan en parlant à Dieu prévoit une condamnation.
Jb 1,11: “Mais étends la main et touche à tout ce qu’il possède; je gage qu’il te maudira en face!”
Jb 2,5: “Mais étends la main, touche à ses os et à sa chair, et je gage qu’il te maudira en face!”
En Jb 2,9, la femme de Job invite son mari à se séparer de Dieu: “Alors sa femme lui dit: Pourquoi persévérer dans ton intégrité? Maudis donc Dieu et meurs!”
En Jb 21,14-15, les méchants condamnent Dieu à l’exil: “Eux, pourtant disent à Dieu: écarte-toi de nous, connaître tes voies ne nous plaît pas! qu’est-ce que Shaddaï pour que nous le servions, quel profit pour nous à l’invoquer?”
Les grands prêtres et les anciens du peuple ont décidé de tuer Jésus qui affirme être le Fils de Dieu. (Mt 26,3-4; Mc 14,1-2; Lc 22,1-2)

Pendant les vingt siècles qui ont suivi la mort et la résurrection du Christ, les martyrs de la foi ont payé de leur vie l’annonce et le témoignage de la Bonne Nouvelle depuis saint Étienne (Ac 7,55-60) jusqu’à ceux du XXème siècle. C’est Dieu que l’on a condamné et voulu tuer à travers eux. Auparavant ils auront connu parfois la prison ou l’exil. C’est encore à la prison ou à l’exil que Dieu est condamné si l’union européenne a refusé ou refuse de reconnaître les racines chrétiennes de l’Europe dans sa constitution. C’est Dieu, qui a parlé en premier aux juifs, que certains ont voulu condamner à la prison et à la peine capitale en adoptant “la solution finale” mise en place pendant la guerre de 1939-1945. C’est Dieu que l’on condamne encore par le développement de la culture de mort (I.V.G., euthanasie, eugénisme,…) en ne respectant pas le sixième commandement du décalogue ‘Tu ne tueras pas.” (Ex 20,13)

Le régime de gouvernement mis en place en Roumanie au lendemain de la seconde guerre mondiale a jugé Dieu en condamnant ceux qui croient en Dieu et le proclament à la prison cellulaire (Monseigneur Ghika et de nombreux autres ecclésiastiques) ou à l’exil. (le Roi Michel 1er et le frère de Mgr Ghika en particulier)

A SUIVRE

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