Le 3 janvier 2011 nous a quittés Geneviève d’Hoop, née de Briey, petite-fille de Déméter Ghika, frère de Monseigneur Vladimir Ghika. J’ai eu la chance de la connaître personnellement à l’occasion des rencontres organisées en mémoire de Monseigneur Vladimir Ghika à Villejuif en 2008 et 2009 et à Auberive en 2009.
Ce qui m’a impressionné à chaque fois a été son sourire qui montrait une grande délicatesse, et une grande noblesse d’âme. Geneviève a connu personnellement Monseigneur Vladimir Ghika durant son enfance puis à travers les récits de ses parents et grands parents. Avec son mari Michel d’Hoop, ses frères Daniel et Thierry de Briey et son épouse Anne, elle était très attachée à la cause de la béatification de Monseigneur Vladimir Ghika.

En présence de l’ambassadeur de Roumanie en Belgique, M. Ovidiu Dranga, le 8 janvier eut lieu la messe d’enterrement, à Bruxelles, à l’église Saint Lambert de Woluwé.
La sainte liturgie a été présidée par le père Guy Dermond et concélébrée par trois prêtres parmi lesquels père Filip Cheresi, représentant l’Archevêque de Bucarest, Mgr Ioan Robu, à cette occasion.
Ses nombreux amis et connaissances – certains ont parcouru des centaines de kilomètres – ont tenu à se trouver auprès de la famille dans ces moments douloureux et à rendre un dernier hommage à Geneviève.
« Un ange nous a quittés » a dit son frère Daniel. Un ange qui a affronté la vie avec beaucoup de courage. Voici ce qu’a écrit Geneviève dans une de ses lettres datant de 1987 :

Gardons dans notre cœur des sentiments nobles, généreux, indulgents vis-à-vis des autres. Les titres de noblesse ne sont rien – la noblesse du cœur est tout. Ne tombons pas dans les pièges parfois tentants du chantage, des menaces, de la vengeance, du mensonge…
Quelle que soit la situation dans laquelle nous nous trouvons,(…) donnons le meilleur de nous-mêmes, assumons la responsabilité de nos actes (…) et efforçons-nous d’être à la hauteur de nos responsabilités d’hommes, de femmes, de chrétiens, d’enfants, de parents, d’amis, de citoyens du monde dans lequel nous avons un rôle positif à jouer.
Laissons-nous interpeller par l’aspiration vers ce bien-là, celui qui nous permet d’ÊTRE PLUS, DE VIVRE MIEUX, en étant en harmonie avec soi-même et avec autrui.
C’est « être plus » qui rend heureux, ce n’est pas « avoir plus ». « Être plus », c’est s’accomplir en tant qu’être humains, toujours en devenir ; ce chantier-là n’est jamais terminé – mais il donne un sentiment de plus grande richesse que « l’avoir plus ».
En conclusion de ces propos philosophiques, je dirais que rien n’est facile mais les réalités, les problèmes les plus complexes deviennent simples, les nœuds d’angoisse se dénouent quand on ose la confiance.
Que la confiance soit plus forte que nos peurs et découragements.

Epouse, mère et grand-mère hors du commun, engagée dans des associations humanitaires en Afrique, elle recevait quiconque passait le seuil de sa maison avec le sourire et l’accueillait comme un membre de sa famille. Nombreux sont ceux qui ont connu sa délicatesse et sa générosité, son intelligence et sa discrétion, sa disponibilité et son hospitalité, vertus dont elle a donné des preuves tout au long de sa vie.
Le témoignage de sa belle-sœur, Astrid Sadeleer, fut très touchant. Elle, qui durant les neuf derniers mois se rendait tous les jours à l’hôpital, afin de lui apporter de la douceur et de soulager ses peines, reçut en retour bien plus de Geneviève, qui avait toujours un bon mot, une bonne pensée, une prière pour ceux qui l’entouraient, et d’autant plus pour ceux qui souffraient.
La vie de Geneviève restera pour nous tous un exemple à suivre.
Paix à son âme.
Son corps repose dans le caveau de la famille de Briey, au cimetière de Bruges.

Maria Sander

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